Contexte Historique

Née au XIVe siècle dans un climat de pestes noires et de guerres incessantes, la Danse Macabre est bien plus qu'une simple représentation de la mort : c'est une leçon de philosophie sociale. Elle met en scène la Mort, souvent représentée sous la forme d'un cadavre desséché ou d'un squelette, entraînant dans une ronde effrénée des vivants de tous rangs (Pape, Empereur, Moine, Laboureur).

Alors que Michael Wolgemut (dans la Chronique de Nuremberg, 1493) propose une vision médiévale collective et dynamique, Hans Holbein le Jeune (1538) révolutionne le genre avec ses gravures sur bois. Chez Holbein, la Mort n'est plus dans une ronde, mais s'immisce dans le quotidien de chaque individu, soulignant le caractère soudain et inévitable du trépas.

Choix de l'atelier

L'accent a été porté sur les personnages des squelettes, pour les extraire des scènes de Holbein qui fourmillent de détails. Ces squelettes une fois isolés sont les parfaits membres de la danse musicale. Un hommage à l'oeuvre du maitre et une invitation à découvrir son art.

Détails et Symbolisme

La Danse Macabre repose sur deux symboles majeurs :

  • L'Attribut de fonction : Chaque personnage porte les signes de son pouvoir ou de son métier (la tiare du Pape, la couronne du Roi, l'outil de l'artisan). La Mort s'en moque, montrant que ces distinctions sont vaines.

  • Le Mouvement : Le contraste entre la rigidité des vivants, souvent pétrifiés par la surprise, et l'agilité grotesque des squelettes qui dansent, jouent du fifre ou du tambour.

  • Le Sablier : Fréquemment présent chez Holbein, il rappelle que le temps imparti à chacun est compté, indépendamment de sa vertu ou de sa richesse.

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